Le comédien acteur



1 rue du Caussanel.

Nous n'étions pas des entrepreneurs de spectacle. Nous ne nous sommes jamais posé la question de réussite, de la carrière du film. Nous étions uniquement mus par l’envie de jouer. Stéphane essayait d’attraper le réel, le film que nous étions en train de tourner. Plus on joue la scène et plus on a l’impression que l’on peut mieux la jouer. Au cinéma, on ne peut pas revenir en arrière une fois le film terminé. Sur scène, on rend hommage à la pièce à chaque fois.

Bang public.

Au théâtre, il n’y a pas gros plan. On te voit en entier de partout. La mise en scène, le jeu est faite pour l’œil du spectateur. Tu es à deux doigts du réel. Tu es dans du direct. Tu dois aller chercher les spectateurs. Au cinéma c’est le spectateur qui doit aller vers le film. Jacques Sablier s’oublie au théâtre, il peut regarde les autres jouer alors qu’il est sur scène. Au cinéma c’est une force, il n’est plus sur le plateau, il est dans le film. Dans ce film qui s’est tourné dans la maison de son village natal, il était chez lui, dans son environnement naturel.

Jean-Paul Joguin